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andré santini - Page 21

  • LE BERCEAU DE L’AVIATION AUX PORTES DE VANVES

    Les médias ont beaucoup parlé du secteur Portes de Versailles et Balard depuis Vendredi, qui est à deux pas de Vanves, avec des incidences notoires passées, présentes et futures. Hier nous avons parlé du « Balardgone » avec quelques références sur ce champ de manœuvre devenu la Plaine Vaugirard lorsque Paris a acheté et non annexé comme aiment bien le raconter les élus isséens, ce bout d’Issy où Farma a réussit le premier vol en circuit fermé de 1 km… et où maintenant des vanvées viennent profiter de l’Aquaboulevard avec ces cinémas, de sa plaine sportive.

     

    L’héliport actuel n’est qu’un avatar de ce qui s’est passé sur ce vaste champ de manœuvre utilisé au début du XXéme siécle par les pionniers de l’aviation qui expliquent la présence des ailes dans les armoiries de la commune d’Issy les Moulineaux. Les « faucheurs de matrguerites » l’avaient choisi, entre 1906 et 1924 pour faire leurs essais. Henry Farman réussit le 13 Janvier 1908, le premier kilométre en circuit fermé sur ce terrain qui a vu, par la suite, le premier courrier de France relier Issy à Deauville en 1911 sans compter les départs et les arrivées de nombreux raids. Les constrcteurs comme les Fréres Voisins, ne s’étaient pas trompés en installant leurs hangars le long de ce champ de manœuvre et de la rue Guynemer, occupés par la suite par des industriels comme Valéo ou Thomson jusqu’aux années 1980/90, avant que ne s’installant les immeubles de bureaux séparés par la rue du Colonel Avia d’HLM de la Ville de Paris, de l’Aquaboulevard et de l’hôtel.

     

    L’époque glorieuse de ce terrain envahi par les parisiens les jours de de grandes compétition, prit fin avec la guerre 1914-18, redevant un champ de manœuvre dont les responsables de la ville de Paris s’étaient rendu compte de son importance stratégique.  Ils l’achetérent à la ville d’Issy les Moulineaux contrairement à ce que ses élus ont essayé de faire croire en parlant d’annexion, car ils jouaient sur les mots et les dates. Une loi du 19 Avril 1919 stipulait dans un de ses articles que ce champ de manœuvre était annexé au territoire de la Capitale avec les bois de Boulogne et de Vicennes. Un décret du 25 Avril 1925 signé par MM Doumergues et Chautamps précisait même « qu’aucne indeminité ne pouvait être réclamée à la ville de Paris du fait de l’annexion de ce territoire ». Et pour cause, cette indemnité avait été versée dés 1893 : Le maire d’Issy les Moulineaux de l’époque, M.Charlot, avait signé avec le secrétaire général de la Préfecture de Paris le 14 Octobre 1893, un acte de cession, obtenant 500 000 frs de l’époque (c'est-à-dire 12 frs le métre carré). La commune d’Issy les Moulineaux n’était pas mieux lotie que les autres propriétaires, mais elle avait un besoin urgent de cet argent pour effectuer des travaux dans sa nouvelle maire, l’actuel Couvent des Oiseaux  où André Santini a refait une salle de réception à l’identique du salon des Ambassadeurs du Palais de l’Elysée     

     

    Peut être grâce à cela, les vanvéens comme les isséens l’ont échappé belle, car ils auraient peut être connu les affres des riverains d’Orly et de Roissy. Car ce terrain a suscité de nombreux projets entre les deux guerres : Le publiciste Jean-Abel Lefranc avait imaginé un aéroport international qui a été vite abandonné grâce aux progrés rapides de l’aviation, puis éclipsé par des projets de villes futuristes. Les architectes Faurre-Dujanic et Henri Losier ont proposé de construire une tour de 2000 m de haut, une sorte de colonne de 240 m de diamétre au sol et de 40 m au sommet supportant 3 plates-formes tronçoniques de taille décroissante. Leir collégue L .J Madeline et un groupe d’industriels de l’acier et du feront proposé le plan d’un gigantesque parc des expositioons avec une toiture de 12 ha sur laquelle auraient pu atterir des avions. Preuve que le projet de la Tour Triangle, le long de l’avenue Ernest Renan entre les deux parties du parc des Expositions de la porte de Versailles n’est pas le premier sorti de l’imagination fertile des architectes.

     

    Mais revenons à l’histoire de l’aviation, car le 18 Avril 1924, le premier véritable vol et record en hélicoptére a été réalisé sur ce terain par l’Italien Raoul Peturas Pescura, marquis de Casteluccio qui a élevé son appareil de 736 m. Quelques années plus tard, un héliport faisait son apparition grâce à la compagnie belge « Sabena » qui a tenté d’exploiter une ligne régulière entre Paris et Beruxelles, mais sans succés. De nombreuses années plus tard, cet héliport était surtout utlisé par l’armée, le Glam pour le transport des personnalités. Rappelez-vous la photo du Général de Gaulle en 1968 dans cet héliport partant pour Baden-Baden, ou du pape Jean Paul II que sont venus applaudir des isséens et des vanvéens lors de sa première visite en France en 1980 lorsqu’il rejoignait le Bourget pour une grande messe en plein air avant de revenir au Séminaire Saint sulpice d’Issy Les Moulineaux.

  • VANVES ET LE METRO AUTOMATIQUE DU GRAND PARIS

    Il est indéniable, au travers de l’actualité que Vanves est concerné au premier chef par les projets concernant le Grand Paris. Et il en a été beaucoup questions en cette fin d’année, à la veille des fêtes. Avec notamment le débat sur le réseau de transport du Grand Paris avec les deux projets en cours de débat public, Arc Express, défendu par la Région et son président Jean Paul Huchon, le Grande Huit ou la grande boucle proné par la SGP (Société du Grand Paris) présidé par André Santini. Tant le Conseil Municipal, que le Conseil général où siége Guy Janvier (PS) et le Conseil Régional où siége Bernard Gauducheau (NC) ont donné un avis durant le mois de décembre. Deux réunions auxquels ont participé des vanvéens ont eu à Clamart sur Arc Express et à Issy les Moulineaux pour le métro de la SGP. La situation a énormément évoluée depuis le remaniement ministériel, avec la nomination de Maurice Leroy ministre de la politique de la ville chargé du dossier du grand Paris qui est en train de trouver une voie de passage vers un tracé complémentaire aux deux projets.

     

    Une voie de passage en cours de construction pour le réseau de transport

    La proposition faîte par Jean Paul Huchon le 15 Novembre fait son chemin et du bruit dans le landerneau francilien depuis la réunion de Mercredi dernier du Comité de pilotage sur le Grand Paris mis en place par Maurice Leroy, ministre de la Ville chargé du dossier du Grand Paris selon plusieurs sources gouvernementales et régionales. Rappelons qu’il s’agit en complément des tracés d’Arc Express, de la desserte de territoires stratégiques comme l’Est Parisien (Marne la Vallée, Chelles, Clichy-Montfermeil), des aéroports et leurs pôles emplois avec reprise du projet CDG Express pour Roissy, prolongement des ligne 7 ou 14 jusqu’à Orly, desserte régionale des TGV et bien sûr de Saclay avec la solution non d’un moyen de transport lourd mais tout simplement du prolongement d’Orly Val qui relie pour l’instant le RER à Antony et les deux aérogares d’Orly. Il avait fait cette proposition juste au moment du remaniement ministériel et a permis selon ses explications, une sorte d’échappatoire à Matignon. Depuis, les choses se sont précisées : Sur le plan financier avec les recettes provenant du FARIF et de la taxe sur les bureaux  qui devraient atteindre 200 ME par an d’ici 3 ans avec un VT qui serait harmonisé sur l’ensemble du territoire en 5 ans. Auquel il faut ajouter un milliard pour le RER. Sur la maîtrise d’ouvrage qui pourrait être partagé entre le STIF et la SGP (ligne 14 et le Sud/Sud Est d’Arc Express pour le STIF par exemple, le reste à la SGP).

    Cette solution a été retenue et présenté par Maurice Leroy et son directeur de Cabinet dans l’une de ses réunions hebdomadaires thématique,  mercredi dernier,  qu’il tient avec les représentants de la région, de la ville de Paris, la SGP, Paris Métropole, l’AMIF, de l’AIGP, d’autant qu’elle a suscité une réaction étonnante de Pierre Mongin qui a félicité JP Huchon pour cette proposition, suivi par le président de la SNCF Guillaume Pepy…. Sauf  Marc Véron, Directeur général de la SGP qui  était alors très pâle et André Santini, Président du Conseil de Surveillance de la SGP, trés silencieux. Quant à Valérie Pécresse (UMP), présidente du groupe de la Majorité Présidentielle au Conseil Régional elle était furieuse d’apprendre que ses nouvelles propositions traçant une voie de passage, étaient faîte derrière son dos, notamment à propos de Saclay. Mais voilà, Maurice Leroy serait en  liaison directe avec Claude Guéant, donc l’Elysée, pour trouver une solution à ce dossier du réseau de transport pour le Grand Paris, en mettant en place ce comité de pilotage qui devrait se réunir le 22 sur le logement, le 5 Janvier sur l’emploi et le développement économique, et serait élargi le 12 Janvier aux présidents de Conseils Généraux. Et la ministre de la recherche aurait sous estimé le président de la Région qui compte arriver à un accord d’ici la fin Janvier sur ce futur métro du Grand Paris qui apporterait un élément vraiment nouveau dans le débat public sur Arc Express et le Grand huit.

  • LE MAIRE DE VANVES JOUE LES LOBBYISTES POUR LE PRESIDENT DE LA SGP TRES SILENCIEUX

    Alors que l’ensemble des réactions démontrent à mi chemin du grand débat public sur le Réseau Automatique du Grand Paris (RAGP) dit Grand Huit et Arc Express que les franciliens souhaitent arriver à une complémentarité des deux tracés et que l’on s’occupe d’abord des lignes RER, certains ont décidé dans chaque bord, à droite pour le RAGP, à gauche pour Arc Express, d’en faire une bataille politique et idéologique. Et ce fut le cas mardi soir à Issy les Moulineaux qui accueillait une réunion de proximité et  d’information sur le RAGP, c’est à dire dans la ville d’André Santini, président de la SGP (Société du Grand Paris).

     

    L’intervention de Bernard Gauducheau, envoyé sûrement en service commandé, qui avait demandé de prendre la parole le premier après l’exposé du Maitre d’Ouvrage, la SGP, donnait vraiment cette impression, après après un « Va-y Berrnard » lancé dans la salle du PACI. « 2éme ville de la circonscription d’André Santini, Vanves est très fier de l’avoir vu prendre la tête de la SGP » a-t-il lancé d’emblée – alors que des sifflets retentissaient dans la salle,  en expliquant qu’il avait consulté la population (au travers des réunions de quartiers), et les élus puisque le Conseil municipal a donné son avis, et que tous, bien sûr, penchaient pour un réseau comme celui de la SGP ( ?). Et de revenir sur le souhait de Vanves d’avoir une station entre Les Moulineaux (au niveau du T2 et d’Auchan) et Châtillon (au terminus des lignes 13 et T6), au niveau de la gare Clamart SNCF en correspondance avec Paris-Montparnasse/Versailles Chantiers pour desservir un bassin de population de 20 000 habitants avec le nouveau cyber-éco-quartier du Fort d’Issy. Et de conclure : « La SGP nous propose de franchir un grand pas pour l’avenir ». Il était tout à fait dans la lignée de son mentor qui avait déclaré en ouvrant cette réunion : « Ma position est particulière en tant que Maire d’Issy les Moulineaux mais aussi président du Conseil de Surveillance de la SGP qui vient présenter comme maître d’ouvrage ce grand projet…La nouveauté est que l’Etat a pris ses responsabilités en portant un projet. On ne peut pas rater cette occasion. Il n’en existe qu’une par génération. Il ne faut pas laisser passer le train ».

     

    Mais voilà, beaucoup de choses ont évolué depuis le début du Grand Débat et surtout du remaniement ministériel tant attendu et annoncé, vers un projet commun aux deux tracés comme le souhaitent les franciliens et beaucoup d’élus. Le nouveau ministre de la ville chargé du dossier du Grand Paris, Maurice Leroy fait plancher actuellement un groupe de travail constitué des principaux protagnistes de ce débat sur la proposition faîte par le président de la Région le 15 Novembre dernier qui consiste à prévoir en complément des tracés d’Arc Express la desserte de territoires stratégiques comme l’Est Parisien, des aéroports et leurs pôles emplois avec reprise du projet CDG Express, et bien sûr de Saclay. « Elle a permit à Matignon  de trouver un échapatoire au projet « Blanc » (ex-ministre du Grand Paris) » selon l’entourage de JP Huchon.

    Seul la SGP tient mordicus à son projet comme l’ont constaté les participants au débat à Issy les Moulineaux, où rares étaient les défenseurs du RAGP en dehors des élus de GPSO, et des Santini’s Boys. Le débat a tout d’abord tourné autour de la futur station prévu pour l’instant aux Moulineaux au niveau de la tête du Pont de Billancourt en correspondance avec le T2, et une autre que des isséens demandent à la place Léon Blum en correspondance avec la ligne C du RER (au niveau du fameux viaduc), sachant que « les élus isséens se sont montrés très ouvert sur le choix de l’implantatiion d’une gare » selon un membre de la CPDP. Certains en ont profité pour reparler du prolongement de la ligne 12 jusqu’à cette place Léon Blum, et même non seulement jusqu’aux Moulineaux que l’Ile Seguin avec correspondance avec la ligne 9. Mais au fil des discussions, beaucoup ont insisté sur la desserte des Hauts d’Issy comme le maire de Vanves, avec le futur Cyber-Eco-Quartier du Fort, pour désenclaver ce site, avec cette gare de Vanves-Clamart, surtout après l’échec du téléphérique (souhaité par beaucoup d’isséens) mais qui a eu le mérite de poser le débat.

     

    Au fil des interventions le projet de RAGP a pris du plomb dans l’aîle. Extraits : « Il faut répondre d’abord à l’urgence des transports au quotidien, ensuite  penser aux transports du futur » selon un élu Vert qui invitait à une synthése des deux projets avec celui des architectes (qui proposent de construire cette rocade en aérien sur l’A86.). « Il faut prendre les meilleur des deux » selon un élu PC. « Arc Express ce sont des stations plus proches et un meilleur équilibre des liaisons entre banlieues » selon un élu PS. « Arc Express semble plus cohérent car il est connecté avec toutesles lignes existantes. Voulez-vous de la vitesse ou désenclaver certains secteurs enclavés » a demandé un représentant de l’association ACTEVI. « L’une des difficultés est justement de rapprocher ces deux projets car ils sont aux extrêmes, vitesse ou proximité » reconnaissait un membre de la CPDP. « N’avez-vous pas envisagé alors des trains express et omnibus » - « C’est cher car il faut doubler les voix » - « Mais cela se fait à l’étranger ! »…

    Au fait, tous ces intervenants, même parmi les plus proches d’André Santini qui sont montés au créneau devraient se souvenir d’une chose. Dés le départ, André Santini a affirmé qu’il chercherait à trouver une solution commune aux deux projets. Depuis qu’il a été nommé, il a gardé un silence total, sauf quelques interventions et petites phrases par-ci, par là. Jean Paul Huchon ne sait même pas (officiellement) comment André Santini a réagit à ses propositions qui intéressent le gouvernement. Aurait il perdu la main au profit du président Huchon qui méne la barque ?